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Une institution de droits civils pour la défense des opprimés et
prisonniers de conscience qui fournit des informations vérifiées sur les
Droits de l'Homme en Mauritanie |
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18/06/2003 Communiqué Non à la politique d’indexation des tribus Des informations avérées venant de la Mauritanie font état de campagne ciblées et dirigées par les autorités mauritaniennes contre la tribu « Awlad Annasir » après l’échec de la dernière tentative de coup d’Etat. Les cadres civils et militaires de la tribu sont limogés par simple soupçon et présomption de culpabilité sans preuve ni jugement. Des nouvelles parlent égalent d’exécution avec sang froid, sans enquête ni jugement, de quelques soldats accusés de participation à la tentative de putsch. Etant engagés à l’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme à défendre tous les citoyens opprimés, indépendamment de leurs conditions sociales et leurs choix politiques, nous affirmons : - Notre conviction que la prise du pouvoir par la force, tout comme sa conservation par la force, est inacceptable. La démocratie - la vraie sans la fraude et le commerce des adhésions – est l’unique voie pour le choix d’une autorité légale qui gouverne le pays. - Notre condamnation de toute campagne généralisée et dirigée contre tout groupement tribal ou ethnique. Ce par respect pour le principe de responsabilité individuelle, qui est le fondement de la justice dans toutes les législations, et pour prévenir des dangers que cela présente dans le futur pour la paix sociale. - Notre conviction que la sagesse et la miséricorde – non les représailles et la vengeance primitive – sont la voie unique pour reconstruire la stabilité et la concorde et panser les blessures de la dernière tentative de coup d’Etat. - Notre appel à toutes les forces politiques et sociales à prendre leur responsabilité morale dans la défense de chaque opprimé, qu’il soit un individu ou un groupe, et dans le refus de toute exploitation des derniers évènements à des fins de règlement de comptes et d’instauration de discordes. - Notre accord avec la FIDH et la RADDHO pour dire que la tentative de putsch ne doit pas être utilisée comme prétexte pour plus d’atteinte aux droits de l’Homme.
18 juin 2003 Observatoire mauritanien des droits de l’Homme
Autres communiqués sur le même sujet :
- Les représailles barbares du pouvoir mauritanien après l’échec du coup d’Etat - L’indexation de certains groupes tribaux après la tentative de putsch
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A propos de la dernière tentative de coup d’Etat en Mauritanie.
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