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Une institution de droits civils pour la défense des opprimés et prisonniers de conscience qui fournit des informations vérifiées sur les Droits de l'Homme en Mauritanie |
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Communiqué
Relatif à la torture et le mauvais traitement des prisonniers de conscience en Mauritanie
L’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme a eu la confirmation de la torture de certains prisonniers de conscience dans la capitale mauritanienne Nouakchott. Sept personnes - au moins - ont subi une intense torture tout au long de la nuit du lundi au mardi, 28 et 29 juillet 2003, au commissariat « Arafat 2 » sous la supervision du commissaire Ould Immeynnah. Les mêmes détenus avaient déjà été torturés dans le même commissariat toute la nuit du vendredi 25 au samedi 26. Les victimes sont à chaque fois sévèrement tabassées, humiliés et empêchées de dormir. Environ quarante prisonniers de conscience sont par ailleurs toujours détenus dans la prison de « Beyla » de la capitale mauritanienne. Leur traitement s’est beaucoup dégradé ces dernières semaines depuis la nomination comme chef de garde du sous-officier Mohamed Ould Taya, cousin du chef d’Etat. Beaucoup plus sévère que son prédécesseur chef de garde, Ould Taya a interdit aux familles des détenus de leur rendre visite avant d’obtenir l’accord du juge d’instruction. L’ennui est que ce dernier est complice et reste aux ordres du sous-officier ! Il ne donne l’autorisation que rarement, après une longue insistance et peut-être un pot-de-vin… Le juge a par ailleurs arrêté l’instruction avec les détenus sans raison juridique. Il les a ainsi bloqués sans jugement ni libération en violation du droit mauritanien et des chartes internationales ratifiées par la Mauritanie. Nous à l’Observatoire mauritanien des droits de l’Homme, après vérification de ces données et évolutions dangereuses :
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